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Direction Lunghignano, à la rencontre d’Olivier Bianconi, fondateur de la Compagnie de guide Bianconi Scuperta. Après une scolarité insulaire, Olivier Bianconi a pris son envol pour Paris et intégré une école de journalisme dans la banlieue parisienne. Il y apprend les codes médiatiques, creuse son goût pour l’information en parallèle à l’histoire et à la politique.

De retour en Corse, Olivier Bianconi travaille pour différentes radios, notamment Radio Calvi Citadelle où il prend plaisir à partager et à communiquer avec les Balanins autour de sujets historiques essentiellement.

Petit à petit, l’Histoire deviendra une attraction majeure et ce passionné de sciences humaines sera amené à entreprendre des travaux de recherches sur Napoléon Bonaparte.

A partir de là, sa curiosité s’accroît et prend largement le dessus sur le journalisme qu’il délaissera au profit d’un projet : la création de son entreprise Bianconi Scuperta, première compagnie de guide privée en Corse.

Olivier Bianconi est une personnalité aux multiples facettes, à la fois entrepreneur, musicien (Avec le groupe de polyphonies féminines Anghjula Dea lauréat du Printemps de Bourges en 1997) et amoureux du Patrimoine et de l’Histoire de son île.

Chaque jour, sous des angles différents, il dévoile la Corse à tous ceux qui lui vouent un brin de curiosité… Olivier Bianconi avide d’authenticité, cultive avec l’ensemble de son équipe une traversée riche en découvertes culturelles, historiques et humaines au sein de la société insulaire.

www.bianconi-scuperta.com

 

- Le trait dominant de votre caractère ? Je suis de nature rêveuse, on me le reprochait souvent à l’école, paradoxalement aujourd’hui ces rêves nourrissent mes projets !

 

-Votre défaut majeur ? Je suis avant tout un paresseux contrarié…

 

-Votre qualité ? La persévérance et la loyauté.

 

-Quelle faute pardonneriez-vous le plus facilement ? La faute d’orthographe ! Napoléon lui-même en était coutumier !

 

-Le moins facilement ? La trahison.

 

-Votre loisir principal ? La lecture et l’écriture qui me permettent un changement de rythme, une sorte de méditation.

 

-Votre livre de chevet ? Il est rare qu’il n’y en est qu’un. En ce moment je termine « Mélancolie Française » d’Eric Zemmour, « La Révolution française vue par son bourreau » récemment offert  par mon ami le comédien Benjamin Casinelli, et « Le Manifeste Touristique » de François Ollandini.

 

-L’ouvrage sur la Corse le plus important de ces deux dernières décennies ? J’ajouterai une décennie pour vous dire « Le Mémorial des Corses » incontournable, et « Indépendantiste Corse, mémoires d’un franc-tireur » de Pantaléon Alessandri.

 

-Vos auteurs préférés ? A regret, je n’accorde que peu de temps à la littérature, préférant les récits historiques, ouvrages politiques et essais sociologiques.

 

-Et les peintres ? Les maîtres de la Renaissance italienne bien sûr, toutefois j’ai un faible pour l’Ecole de Montparnasse, Modigliani et Soutine particulièrement.

 

-Les musiques que vous aimez écouter ? C’est ma passion première, j’en joue et en écoute plus encore ! La musique de Lully, Scarlatti, Marin Marais,  Haendel et Purcell. Schubert, les opéras de Wagner, le Requiem de Fauré…

 

-Vos films de référence ? « Le Souper » d’Edouard Molinaro ,  « les Matins du Monde d’Alain Corneau ». 

 

-Le héros de fiction qui vous a le plus touché ? Sans doute Arsène Lupin et son pendant  contemporain Christophe Rocancourt.

 

-Le personnage historique qui vous a le plus marqué ? Le général Bonaparte

 

-Les figures contemporaines que vous admirez ? Ma grand-mère qui a fêté ses 91 ans  et qui conserve un esprit incroyablement moderne et généreux. Ma mère à qui je dois beaucoup,   femme admirable, très courageuse, qui m’a donné le goût de la lecture, de la différence, et la valeur du travail bien fait.

 

-Votre plus grand regret ? Dans une autre vie j’aurais aimé être avocat, ou ermite… Il n’est peut-être pas trop tard ?

 

-Votre devise ? « Il n'y a pas de situations désespérées, il n’y a que des hommes qui se désespèrent ».

 

-Votre état d’esprit à propos de la créativité insulaire ? J’ai confiance en la jeunesse corse, quand je vois le dynamisme, l’ouverture et  l’inventivité dont elle fait preuve depuis une dizaine d’année !  

 

-Votre projet ? Consolider la dizaine d’emplois créés et poursuivre l’effort d’annualisation. J’espère aussi ouvrir prochainement la 3ème  antenne Bianconi Scuperta à Porto Vecchio,  et  une autre à Ajaccio l’année suivante. Je me consacre actuellement à l’écriture d’un livre enquête/entretiens avec Jean-Barthélémy Dédéavode Bokassa, premier petit fils du célèbre empereur centre africain, et poursuit mon travail sur Pierre-Napoléon Bonaparte. La politique ? Peut-être bien…

 

 

Laura BENEDETTI