BIANCONI SCUPERTA soutient "Les Restos du Coeur"
Dans l'article du 9 février "Olivier Bianconi, le rêveur d'Histoire" (infra sur ce blog), le directeur de BIANCONI SCUPERTA annonçait qu'il reversait un pourcentage de son chiffre d'affaire aux Restaurants du Coeur. Ce geste simple est le début d'une démarche de solidarité qu'entreprend BIANCONI SCUPERTA/NATURA CORSA et qui se reproduira chaque année, en espérant qu'elle inspirera d'autre entreprises corses.
Voici donc la lettre de remerciement de Thérèse Lavanchy, présidente des "Restos du Coeur" Haute-Corse.
Terre des Seigneurs: 2 Séjours exclusifs en Corse en 2012!
Terre des seigneurs avec Destination Origine et Bianconi Scuperta
Découverte d’une corse secrète… 2 séjours exclusifs! 8 à 15 personnes maximum du 23 au 27 avril 2012 et du 08 au 12 octobre 2012
Autres dates: sur demande en partenariat avec la société de guidage Bianconi Scuperta, notre agence vous propose un séjour original autour de l’histoire de Corse…Moyen âge, féodalité, seigneurie... un circuit autour de sites exceptionnels, de cités et de personnages… Un circuit intimiste, hors des sentiers battus et unique!
5 Jours et 4 nuits
A partir de 862€ TTC /personne*
Comprenant:
les transferts aéroport/hébergement/aéroport – le transport en monospace climatisé - l’hébergement en B&B (base chambre double) – les déjeuners du jour 1 au jour 5 (entrée+plat+dessert – hors boissons) – 5 jours de guidage Bianconi Scuperta – un apéritif de bienvenue
*base de 15 personnes
Réservation:
Tel : +33(0)672 618 593
Mail: contact@destination-origine.com
Demandez le programme du séjour par mail :
contact@destination-origine.com
Corse-Matin, rubrique "La Der": OLIVIER BIANCONI
Le rêveur d'histoire
Portrait:
Rencontre avec Olivier Bianconi créateur de Bianconi Scuperta qui lie tourisme histoire et patrimoine
Enfant, il s'imaginait volontiers explorateur. Ou archéologue. Quand il y pense aujourd'hui, Olivier Bianconi se dit que ses rêves d'avenir étaient un peu prémonitoires. Les métiers qui l'attiraient alors avaient un lien étroit avec l'histoire et le patrimoine. Comme l'entreprise Bianconi Scuperta qu'il a créée en 2005. Le problème, c'est qu'il s'ennuyait ferme sur les bancs de l'école.
L'univers clos des salles de classe ne collait pas du tout avec sa soif d'évasion. Et son désir de grands espaces était accentué par les récits d'aventure qu'il lisait, par les émissions qu'il regardait, par la majesté de l'environnement balanin qui l'appelait. « Je supportais mal d'être toute la journée enfermé avec des personnes que je n'avais pas choisies. Du coup, je rêvais constamment. J'avais même une envie singulière : devenir ermite ! Élève plutôt moyen, passionné uniquement par la musique, j'étais tenté par le conservatoire. En fin de troisième, on m'a orienté vers la filièreMoteurs marins !C'est ça qui a mis un coup d'arrêt à mon cursus scolaire. »
Et pourtant, depuis, Olivier Bianconi n'a plus jamais cessé d'apprendre. Avec avidité et enthousiasme. En multipliant les expériences et en puisant dans chacune d'elle l'ébauche d'un nouveau projet. Ou d'un plus grand rêve. Quand il quitte le système éducatif classique, l'adolescent n'a pas d'idée précise sur son avenir. « À la différence de beaucoup de garçons de mon âge, je ne me voyais pas pompier. Encore moins footballeur, car j'avais divorcé d'avec le ballon rond, après qu'on m'a piqué mon blouson préféré dans les vestiaires ! Quant à devenir chef d'entreprise, ça ne me tentait pas du tout. Une tradition familiale pourtant. »
Car sans être vraiment un « fils de », Olivier Bianconi a baigné dans un univers de commerçants. Arrière-grands-parents épiciers, grands-parents boulangers, mère dans la petite restauration, ça aurait pu lui donner des idées. « C'était tout le contraire. Je les voyais s'échiner à la tâche. Et je n'avais pourtant pas le sentiment que l'on roulait sur l'or. Franchement, ça ne me tentait pas du tout ! »Mais s'il n'a pas - tout de suite du moins - poursuivi dans la même voie que ses aînés, il est profondément imprégné des valeurs qui lui ont été transmises : persévérance, honnêteté, humilité. Et amour du travail bien fait. Respectueux de l'héritage affectif et humain qu'ils lui ont légué, Olivier Bianconi se réfère souvent aux siens. Et en parle toujours avec beaucoup de fierté, d'émotion et de tendresse.
Du souvenir des années de galère...
À 16 ans, il entre à Radio Calvi citadelle. Par la petite porte. Mais, l'aventure sera grande. Pendant trois ans, il cumulera les fonctions d'animateur et de technicien. À cette époque-là, RCC est en plein essor, avec trois ou quatre salariés à temps plein. Olivier Bianconi commence à s'intéresser à l'histoire et au patrimoine de la Balagne, par le biais de petites chroniques. En parallèle, il lit beaucoup, se forme au journalisme en banlieue parisienne - sa seule période loin de Calvi -, pour devenir « plus pertinent dans l'approche des sujets traités ».
Mais, au bout de trois ans, la radio connaît de sérieuses difficultés. Il est contraint de cesser sa collaboration. Il n'a que 20 ans et va encore voir se concrétiser un vieux rêve : vivre de la musique. « En 1997, j'intègre le groupe Anghjula Dea, une autre expérience merveilleuse ».Elle aussi durera trois ans. Nouveau retour aux sources. Et aux ondes.
Il revient à RCC et là, il commence à sentir vers quoi s'orientera vraiment son avenir. Ce sera l'histoire et le patrimoine. « J'étais tout le temps sur le terrain. J'arpentais cette terre de Balagne dans ces moindres recoins. Jusqu'à Luzzipeu et au fameux château du Prince Pierre ! ».Il se prend littéralement de passion pour ce personnage, épluche le peu d'ouvrages qui lui sont consacrés et s'aperçoit bien vite que sa véritable histoire est encore plus romanesque que sa légende. Aujourd'hui encore, Olivier Bianconi pourrait parler pendant des heures du fils de l'illustre Lucien Bonaparte, du cousin de Napoléon III, de l'homme auquel il a consacré des semaines et des mois de recherches. Et qui lui a donné sans doute plus que tout autre le goût de poursuivre dans cette voie.
Après un nouveau contrat de trois ans - décidément ! - dans la sphère publique cette fois-ci - Olivier Bianconi sera chargé de mission pour la création d'un centre du patrimoine intercommunal en Balagne -, le voilà revenu à la case départ. Le projet, dans lequel il s'était investi à fond ne verra pas le jour. C'est le déclic. « J'ai compris à ce moment-là, que je ne devais plus dépendre des autres. Le choix était simple : ou je quittais la Corse ou je m'y inventais un avenir »,se souvient-il.
Décidant de mettre à profit les compétences acquises au cours de ses diverses expériences, il se lance et crée son entreprise. Bianconi Scuperta naît en 2005. L'idée est novatrice : proposer des excursions d'une journée, en petits groupes, autour de l'histoire et du patrimoine insulaire. En clair, penser le tourisme autrement. Il a 27 ans, pas un sou en poche mais il y croit. Les banques, elles, se montrent beaucoup plus frileuses. Glaciales, même. « J'ai encore en mémoire mes désillusions. Et le sentiment d'humiliation que je ressentais à l'issue de chaque entretien. Dont je ressortais systématiquement bredouille après avoir présenté mon projet avec force arguments ! »
La première saison est chaotique. Il loue une voiture pour transporter ses quelques clients. Ses excursions, il les vend auprès d'une poignée d'hôteliers balanins qui lui accordent leur confiance. Même s'il a d'excellents retours, même s'il croit dur comme fer à l'originalité de sa démarche, il doit combattre un certain nombre de réticences. Et faire ses preuves. « Mon objectif pour cette première année était juste de gagner un peu d'argent pour passer l'hiver. La grande grève de la SNCM - avec l'affaire duPascal-Paoli- en septembre a bien failli couler mon entreprise dans l'œuf. J'ai vécu les mois les plus durs de mon existence. Je suis retourné habiter au village avec ma grand-mère et je n'avais même pas les moyens d'aller m'offrir un café à Calvi !»
... à la solidarité envers les plus démunis
Le temps s'écoule quand même. Et la saison touristique arrive enfin. « Là, j'ai vraiment senti qu'il se passait quelque chose, que l'entreprise pouvait se développer. »Aujourd'hui, Bianconi Scuperta a une antenne en Balagne, une à Bastia et en Centre Corse et prochainement une à Ajaccio. Et quelque 20 000 clients par an. Les visites guidées, individuelles ou en groupes, s'articulent autour de plusieurs thématiques. Toujours dans la même philosophie : proposer à nos hôtes une véritable immersion dans la société corse. « Sur les sorties, on parle absolument de tout. Et on met nos visiteurs en contact direct avec la population locale. Notamment dans les villages de l'intérieur, en Balagne, en Castagniccia, dans le Boziu où nous les promenons. »
Et si Olivier Bianconi, qui emploie aujourd'hui une dizaine de salariés, peut être fier de son parcours, il n'en oublie pas pour autant d'où il vient. Et ne se contente pas de dormir sur ses lauriers. Des projets, des rêves, il en a encore plein la tête. Autour de son entreprise, mais pas seulement. N'oubliant pas ses années de galère, il joue la carte de la solidarité. Il vient d'ailleurs de décider de donner tous les ans un pourcentage de son chiffre d'affaires aux Restos du Cœur. « Plutôt que d'éparpiller les dons, je préfère aller à l'essentiel. En permettant à cette association, dont la démarche est exemplaire, d'aider les couches sociales défavorisées à accéder à ce qui est fondamental : manger ! » Le jeune chef d'entreprise s'investit également au sein du Syndicat mixte du Pays de Balagne pour soutenir les porteurs de projets autour du thème Bâtir un tourisme patrimonial. Une thématique qu'il connaît bien.
Mais, comme rien n'arrête ce rêveur boulimique, Olivier Bianconi multiplie aussi les initiatives personnelles. En ce moment, il travaille à la rédaction d'un ouvrage en collaboration avec Jean-Barthélémy Bokassa, petit-fils de l'empereur déchu de la république centrafricaine. « Il s'agira d'un livre sur les trois années d'exil de la famille, dont la mère de Jean-Barthélémy, qui a trouvé refuge avec lui en Corse. Il y aura une partie historique et un volet d'entretien avec le premier petit-fils de Jean-Bedel Bokassa. »Un voyage en Centrafrique est même au programme. Une nouvelle aventure - en terre inconnue cette fois-ci - qui n'est pas pour déplaire à celui qui rêvait d'être explorateur lorsqu'il était enfant. En regardant la mer depuis la cité de Colomb.
Repères:
22 février 1977: naissance à Marseille.
7 mai 1981: naissance de sa soeur Melody.
1992: intègre l'équipe de Radio Calvi citadelle en qualité d'animateur et technicien.
1997: intègre le groupe culturel Anghjua Dea de manière semi-profesionnelle. L'aventure durera trois an.
2000: retour sur les ondes de RCC et début d'enquête sur le prince Pierre Bonaparte. Durant trois ans, il animera des émissions historiques et commencera à des publications et reportages audiovisuels.
2003-2005: chargé de mission pour les communautés de communes de Balagne, en vue dela création d'un centre intercommunal du patrimoine.
2005: création de son entreprise Bianconi Scuperta.
6 aout 2010: naissance de son fils Andria.
ISABELLE VOLPAJOLA
photo Olivier Gomez
Visite officiel de la citadelle de Calvi par Anaïs Bousquet
A partir d'images d'archives, voici le reportage remonté de la visite inaugurale de la citadelle de Calvi ("Sur les traces de Christophe Colomb"). Accompagné de l'office du tourisme par la présence d’Anne-Marie Piazzoli et de nombreux partenaires, Anaïs se prête au jeu de l'interview.
Benjamin Casinelli parle de tourisme automnale dans le 12/13 de France 3
C'est la Corse, et plus particulièrment la Balagne que je journal télévisé de France 3 national de 12 heure a choisi pour évoquer le secteur tourisme en novembre, l'hors saisonnalité et développement automnal qui sont les atouts de la Corse en ce beau mois de novembre. Même si cela n’en est qu’à ses balbutiements, des prestations hôtelières (comme ici l’hôtel de luxe « A Signoria » , avec la présence de son directeur J.B Ceccaldi ) et des activités commencent à prendre le pari de ce type de tourisme particulier, loin des attraits du bord de mer aoutien .
Contacter par le journaliste Dominique Dumas, Benjamin Casinelli lors d’une visite « Entre Saint & Bandits » apporte sa réflexion sur le tourisme en cette saison.
David Casanova dans le Corse-Matin du mardi 23 aout
« Faire découvrir le patrimoine de la région »
David Casanova
Gérant du point chaud A Memoria et passionné d'histoire
Qu'il fait bon s'arrêter boire un café ou casser la croûte au salon de thé A Memoria, situé non loin du célèbre pont, théâtre de la bataille de Ponte-Novu. David accueille les clients avec le sourire et vivre toujours une petite anecdote croustillante. Pour les villageois, l'établissement est vite devenu un lieu de rendez-vous incontournable. « Il n'y avait plus trop d'endroits à Ponte-Novu où les gens pouvaient se rassembler. c'est ainsi que m’est venue l’idée de créer un point chaud », confie ce jeune père de famille âgé de 35 ans. Originaire de Vignale, hameau de Bisinchi, le petit garçon descend s'installer à Ponte-Novu vers l’âge de sept ans. Et ne quittera plus le village.
Après avoir suivi des études d'économie à Corte et avoir travaillé dans le domaine de l’ hôtellerie, David décide de monter son affaire chez lui, à Ponte-Novu. Dans l'établissement, ouvert depuis six ans maintenant, toute la famille met la main à la pâte. Son père, sa mère, sa sœur et même ses cousins sont là pour faire tourner la boutique, dans une ambiance toujours bon enfant.
Comme son nom l'indique, A Memoria est un établissement qui évoque le souvenir. En retraçant l'histoire de la bataille de ponte-Novu ainsi que celle de PascaI Paoli. Dans l'arrière-salle, une exposition permanente trône et relate la vie et l'œuvre du Babbu di a Patria. « Grace à l’important travail de recherches de Jean-Raphaël et de Bernard, nous avons pu mettre en place cette exposition. Il me semblait évident de parler de ce personnage à joué un rôle important sur l'île et dans pas mal d'autres endroits du monde »,témoigne le jeune homme, passionné par l’histoire de la Corse.
« Ce qui est fabuleux, c’est qu'elle dépasse les frontières. Il n’y a qu’à se pencher sur celle de Pascal Paoli pour le constater. C'est ce que je' m’efforce d'expliquer aux gens », continue t-il. Car en dehors de son activité, David s’investit énormément pour faire découvrir aux touristes le patrimoine de la région de Castellu et valoriser les villages de l’intérieur. Bien loin des circuits traditionnels, le guide les amène dans des sites qu’ils n'auraient jamais eu l'occasion d'explorer. Une église réhabilitée par tes jeunes du village et le château médiéval figurent notamment dans le circuit. « Les visites se font en petits groupes de huit personnes. On leur raconte comment vivent les habitants à l'époque. C'est une promenade personnalisée et très conviviale. Les gens apprécient la démarche, s'intéressent et posent beaucoup de questions », constate le restaurateur.
Lorsqu'il est trop occupé par son activité principale, Francesca et Pierre-François prennent le relais et accompagnent les touristes à la découverte des vestiges du passé. Une balade instructive, qui s’achève généralement, par un copieux repas au restaurant A Memoria.
Les pirates à la foire de l'Ile-Rousse...
Cette année, Bianconi Scuperta a offert à la foire de l'Ile-Rousse la conférence de Benjamin Casinelli sur la piraterie et les corsaires de Corse et de Méditerannée, avec une surprise néanmoins, car notre conférencier-boucanier était lui même habillé comme à la grande époque des pirates des Caraïbbes pour animer le debat du samedi 3 septembre à 16h (cf article du Corse-Matin du 23 aout qui annonçait le programme).
(photo Olivier Gomez flyoliv.com)
Les requins de Corse: menace ou légende?
Perdus entre l'archipel toscan et la Corse, trois chasseurs sous-marins grecs pêchent de nuit peu avant l'aube. Daurades, dentis et mérous se font rares. Et pour cause. Les braconniers ne le savent pas encore mais ils ne sont pas trois chasseurs cette nuit-là dans l'eau, mais bien quatre. Au moment de la remontée, l'un des plongeurs disparaît du faisceau des lampes emporté par une grande ombre grise. Un requin avoisinant les 6 mètres vient de frapper. Un seul indice sur le coupable de l'attaque : la partie supérieure de sa queue est bien allongée. La victime est récupéré par ses camarades avec une jambe en lambeaux. Elle ne survivra pas à ses blessures. »
Une attaque répertoriée dans le courrier du Parc
La voix de Benjamin Casinelli plonge l'assistance dans le récit glaçant. Ce dernier a été rédigé dans le courrier du Parc naturel régional de Corse en 1988 et n'avait jamais fait surface depuis. Il relate la seule attaque de squale connue à ce jour dans les environs immédiats de l'île. Au CCAS de Calvi, le guide conférencier de la société Bianconi Scuperta a proposé un exposé pédagogique très instructif intitulé Dans le sillage des requins de Corse.Afin d'évaluer le danger réel qu'ils représentent dans nos eaux. Mythe ou réalité ? Ils nous hantent depuis la nuit des temps. Une peur panique décuplée par Steven Spielberg et son film Les dents de la merdans les années soixante-dix. Depuis, les requins n'ont jamais réussi à se défaire d'une réputation exécrable. Ne dit-on pas encore aujourd'hui que leur nom viendrait de requiem ?
L'animal le plus dangereux ? L'huître !
En Corse où le risque de se faire attaquer par un squale est pourtant quasiment nul, l'animal rôde toujours dans l'imaginaire des baigneurs. Malgré une entrée en matière volontairement théâtrale, Benjamin Casinelli l'affirme : « Il faut sortir du sensationnel. »Oui, beaucoup d'espèces de requins fréquentent les eaux corses mais pas de panique. « Dans la liste des 10 animaux les plus dangereux de la planète, le requin arrive dernier », affirme-t-il. La palme revenant à... l'huître ! « Dans le monde, on compte près de 300 000 morts par an d'intoxication alimentaire à cause de l'huître alors que le requin n'est responsable que d'une trentaine de décès. »De l'inoffensive roussette à l'impressionnant grand requin blanc, plusieurs dizaines d'espèces sur les 400 au total fréquentent la Corse. Sous forme d'enquête ludique afin de retrouver le coupable de l'attaque sur le braconnier grec, Benjamin Casinelli présente quelques « suspects », histoire de faire plus amples connaissance. Marteau, peau bleue, renard et griset sont rapidement écartés. Les requins océanique et mako, responsables des dernières attaques de Sharm-El-Sheikh en Égypte n'ont pas encore été aperçus en Méditerranée. Le requin-tigre ? « C'est le parfait coupable, il peut atteindre 6 mètres, la partie supérieure de sa nageoire caudale est très développée, il attaque facilement l'homme mais préfère les mers chaudes des tropiques. »Tous les regards se tournent alors vers le Grand blanc, « le » mangeur d'hommes de Jaws. Tout concorde sauf... La forme de sa queue qui est parfaitement égale. Dernièrement c'est sur les côtes de Savona en Italie qu'une femelle a été aperçue. « Ils ne font que suivre les migrations des thons rouges et s'attaquent surtout à la chaire grasse des cétacés », souligne le conférencier. Rappelant également que la plupart des accidents répertoriés dans le monde sont essentiellement dûs à la curiosité de l'animal plutôt qu'à son instinct sanguinaire : « Seulement lorsqu'une bête comme un requin blanc vous mord, même par curiosité, et bien ça fait des dégâts », concède Benjamin Casinelli. En attendant les baigneurs insulaires peuvent nager tranquilles, les chiffres (ci-dessous) ne font que conforter la sécurité des eaux insulaires, sans aileron à l'horizon. Et bien loin des fantasmes.
GHJILORMU PADOVANI





























